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C’est la fin du Rock’n’roll

Je ne sais pas pourquoi, mais je n’avais pas fait d’article. J’ai d’ailleurs mis un temps fou à déplacer cette fiche, alors qu’aujourd’hui je fais tout dès le lendemain. La façon dont on réagit aux choses est parfois étrange, pas même cohérente d’un coup sur l’autre.  Mais une chose est sure, on a beau se dire « non mais maintenant j’ai l’habitude », bah c’est pas vrai. On sait comment les choses se déroulent, il n’y a pas de « surprise », je ne pleure plus comme une madeleine face au véto, mais au final c’est toujours aussi dur.

Boogie est partie discrètement, égale à elle même jusque dans la mort. Un gâteau, un câlin et une heure après je la trouvais endormie dans la cage.  Le plus beau des départs, celui qui tombe si soudainement qu’on ne l’a pas vu venir. A croire qu’elle a tenu à ne surtout pas déranger, à ne pas faire de vagues. Petit Boogie doux et mignon, moment de joie sans cesse répété, tu n’as jamais regardé à la dépense et tu m’as toujours tout donné. Tu étais douce parmi les tornades, tu arrivais à te faire ta place sans jamais forcer (et pourtant c’était difficile avec les furies!). Tu es restée avec les copines jusqu’au bout, sans soucis, à toujours venir me voir quand j’arrivais, même si tu étais fatiguée. Je ne pouvais pas souhaiter mieux pour toi, et je cherche encore ta silhouette de chat dans la cage.

Gros minou tu sais que les blagues je n’aime pas du tout ça. Et pourtant tu m’en as fait une belle, faut dire que c’est un peu toute l’histoire de ta vie… Arrivée dans un total désastre, tu as lutté à mes cotés pour survivre. Petit miracle pas si fragile, je n’aurai jamais cru t’avoir avec moi 35 mois plus tard. Hier tu étais là, dans mes mains, comme au tout début. Tu m’as regardée, tu as creucreuté, léché mes doigts, tu savais que j’allais pas te laisser tomber. J’ai toujours été là pour toi, jusqu’au dépit du bon sens, et encore une fois ça n’a pas loupé. 35 mois sans rien, et d’un coup pif, paf, boum. La meilleure des options pour toi, la plus dure que je puisse encaisser. Mais mon coeur d’humain ne compte pas, tu as eu ce que tu méritais, un départ magnifique, tout comme toi.

Une page s’est encore tournée avec vous, les deux cousines. Seulement 3 ans pour moi, déjà 3 ans pour vous. Vos vies sont si courtes, c’est injuste. Vous marquez la fin d’une époque, d’une branche que j’ai passionnément aimée. Vous lui avez fait honneur jusqu’à la fin et vous avez pensé à moi en ne partant pas trop vite.

Merci à vous mes jolies, pour ces presque 3 ans de bonheur à vos côtés. J’espère que j’ai été à la hauteur, que votre rêve aura été agréable et que la nouvelle génération aura pris exemple sur vous!

Il va me falloir du temps pour ne plus vous chercher du coin de l’oeil, du temps pour accepter.